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à former artistiquement vers l'extérieur. «Le Romain […] façonnait non seulement la pierre et le métal, mais recomposait aussi selon son esprit la grande communauté humaine tout entière.»[1] «La Rome républicaine n'est rien d'autre que la sagesse humaine qui prend la relève de l'ancienne sagesse sacerdotale.»[2] C'est désormais la prudence humaine qui règle le rapport d'homme à homme ; c'est l'heure de naissance de la jurisprudence. Celle-ci repose entièrement sur le sentiment de la personnalité, sur le Je qui se révèle dans l'âme d'entendement ou de cœur. Le sentiment du droit s'éveille, et de là naissent des concepts du droit qui honorent le principe d'égalité et se cristallisent dans la loi universellement valable. Le droit se rapporte au premier chef aux objets du monde d'ici-bas — et donc aussi à la disposition personnelle sur le sol et terrain. La propriété, et avec elle le droit successoral, la disponibilité au-delà de la mort, y trouve son origine. En l'homme romain, l'être humain devient pleinement personnalité. Sa conscience se tourne vers un vis-à-vis, vers l'autre être humain et vers la nature qui l'entoure. De là se fonde un rapport qui, à la différence du Grec ancien, se vit en manifestation dans un mode plus distancié-conceptuel ; il pense rationnellement depuis lui-même et se rend ainsi apte au terrestre. Les organismes dans la croissance naturelle d'Italie et de Sicile, géomorphologiquement apparentés aux grecs, ne sont plus un extérieur pénétré d'esprit qui résonne en consonance avec la vie intérieure de l'esprit. Le regard du Romain est davantage dirigé vers des intérêts géopolitiques, vers l'utilité des ressources naturelles sous des perspectives impériales — tant militaires qu'agricoles.

  1. Rudolf Steiner:Vor dem Tore der Theosophie, GA 95, Vortrag vom 1. September 1906, Dornach 1990, S. 107.
  2. Rudolf Steiner:Die Theosophie des Rosenkreuzers. GA 99, Vortrag vom 4. Juni 1907, Dornach 1985, S. 135.