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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/1015/fr
Sur l'aire de compostage, on veillera à disposer d'un stock suffisant de compost-mère pour inoculer le matériau en cours de montage, ainsi que de terre argileuse, de marne ou de lœss à intercaler entre les différentes couches et à employer pour recouvrir le tas ; du paillis de paille sera prévu pour la couverture finale. Pour resserrer le rapport C/N, on pourra incorporer également du fumier de ferme, de la corne broyée ou de la farine de sang. D'autres apports sont envisageables en faible dosage : poudre de roche, phosphate brut, farine d'os, chaux d'algues, etc. L'apport des préparations biodynamiques de compost sera traité séparément. Le montage et le mélange des matériaux peuvent s'effectuer au moyen d'un épandeur de fumier, mais la main reste sans doute le meilleur outil. Et c'est là que le bât blesse. Où sont les nombreuses mains, les êtres humains capables d'accomplir ce travail, qui n'est pas des plus légers, en temps voulu, avec intelligence et avec joie ? Ils font défaut, et c'est pourquoi la préparation du compost est soit devenue le parent pauvre des routines d'exploitation, soit réduite à une simple routine à gérer mécaniquement. Cette dernière se borne aux opérations purement mécaniques du mélange — et de manière très limitée —, du montage et du retournement répété, afin d'accélérer la maturation en vue d'obtenir un engrais utilisable, au prix de pertes élevées. On se défait ainsi, une fois de plus, d'un riche champ d'expérience — précisément celui-ci : acquérir «un rapport personnel au fumier et au travail avec le fumier». Comme tout ce qui est organique-vivant, le processus de compostage est soumis à la






