Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/1097/fr

Aus BiodynWiki

Dans les stabulations actuelles sans litière, courantes pour les porcs et les bovins, il se produit du fumier en suspension, du lisier. Ce mélange d'eau, de jauche et de fumier fermente, sans traitement ultérieur, en un engrais nauséabond à action rapide. La minéralisation des substances est très avancée. En agriculture biodynamique, on devrait — dans la mesure du possible — viser la production de fumier solide plutôt que la liséification. Par manque de litière dans les régions de pur herbager, il n'y a souvent pas d'autre choix. Il est alors d'autant plus important de prendre toutes les mesures d'affinage du lisier, telles qu'elles valent aussi pour la jauche. En règle générale, le lisier brut issu des élevages industriels est épandu sans traitement sur les champs. Abstraction faite de leurs soi-disant teneurs en substances nutritives, il est considéré comme un déchet à éliminer — avec toutes les conséquences que cela entraîne : nuisances olfactives, dégazage en oxydes d'azote (protoxyde d'azote, N2O), charge en nitrates des eaux souterraines, obturation des pores du sol par des mucosités, appauvrissement de la flore et de la faune du sol, et diminution de la qualité nourricière des aliments du bétail par des composés protéiques à faible poids moléculaire surtout. La haute considération dont l'engrais animal jouissait autrefois a été sacrifiée à la pensée en substances nutritives. Grâce à un affinage soigneux — avant tout par les préparations biodynamiques — et à un stockage suffisamment long, on peut parvenir graduellement à produire aussi du lisier un engrais durablement efficace, qui s'intègre de manière édifiante dans les processus du sol.

311