Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/1193/fr

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La pensée en polarités est une clé pour comprendre l'évolution. Elle constitue proprement le mode de contemplation de la nature chez Goethe ; il le déploie de manière exemplaire dans sa «Métamorphose des plantes».[1] Homme du regard, Goethe a rattaché ses recherches à ce qui, de la plante, se donne à voir comme forme aérienne — sa forme souterraine, la racine, restait hors de vue. Dès lors qu'on l'inclut — il faut, dans un acte d'abstraction, rendre visible l'invisible en dégageant la racine de la terre —, la polarité racine-fleur devient contemplable. L'unité primordiale de la plante est, dans le terrestre, scindée en deux pôles. Ce qui les relie de manière mercurielle, c'est la succession foliaire portée vers le haut par la tige. La feuille rend sensible la mitte entre les pôles. Steigerung de cette triplicité, la forme végétale apparaît comme une totalité qui, dans la fleur, devient le plus purement l'image de son être.

  1. Johann Wolfgang von Goethe: Die Metamorphose der Pflanzen, in: Goethes Werke. Naturwissenschaftliche Schriften, hrsg. v. Rudolf Steiner, Band 1, in: Kürschners Deutsche National-Litteratur, Berlin und Stuttgart 1887 (Reprint Dornach 1975).