Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/1280/fr

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Ainsi se reflète dans la fleur le rapport du cosmique au terrestre — en forme et en substance — de manière polaire par rapport à la graine en germination dans la terre. La plante révèle son être en ce que, dans la fleur, elle s'éteint dans la forme, et en ce que simultanément le processus substantiel marqué par son être aboutit dans la fleur à une sorte d'état germinal cosmique. Si achevée et parfaite que puisse paraître la fleur, elle est en même temps ouverte et germinal. Cet état d'offrande ouverte au cosmos ne dure qu'un instant. Puis survient d'un côté le déclic conduisant à la formation de la graine individuelle, et de l'autre la forme végétale — jusqu'à la fleur — se fane et tombe sous l'action de l'humification, de la formation de l'humus comme « semence universelle ». Comment conserver cet état nascendi de la révélation de forme et de la substance éthérique maintenue en flux dans la fleur ? Comment peut-on, pour ainsi dire en passant entre la formation de la graine et celle de l'humus, conduire l'acquis de la formation végétale dans la fleur au-delà du seuil d'airain que pose la nature ? Comment donner durée à l'instant de la fleur ?