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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/1311/fr
Ces indications de Rudolf Steiner éclairent en même temps l'apparence si caractéristique de la camomille par rapport à l'achillée millefeuille. Cette dernière, en raison de son activité soufrée dans la sphère de la chaleur et de l'air en interaction avec le sel terrestre qu'est le potassium, dans un affinement progressif du processus du potassium depuis la racine vers le haut, en passant par la tige, la succession des feuilles jusqu'à la fleur, est entièrement l'expression de la maîtrise du terrestre et de l'aqueux. Tout en elle montre la tendance à la forme stricte et à la retenue des processus vitaux, comme par exemple la forte succulence du feuillage finement découpé et en même temps dense, et les fleurons tubulés cachés comme derrière les murs des involucres. En revanche, la camomille apparaît comme soulevée hors du terrestre. Son lien avec le potassium se manifeste encore dans une légère succulence des feuilles.[1] Mais son activité soufrée semble se concentrer avant tout sur la transformation et la sublimation de la substance terrestre qu'est le calcium. Tout en elle tend à une division lâche et forte de ses organes végétatifs. Depuis la racine pivotante prononcée, qui s'épaissit légèrement en forme de navet vers le haut, les racines latérales rayonnent en partie horizontalement en succession dense en largeur et en profondeur. La pousse primaire s'élève verticalement, mais bientôt elle se divise à la base en un certain nombre de branches latérales qui, en se ramifiant peu, rayonnent en largeur et en hauteur et tendent globalement à donner à la plante une sorte de forme sphérique. Les feuilles se décomposent en un pennage lâche et peu ordonné ; les folioles sont
- ↑ Jochen Bockemühl et Kari Järvinen : Auf den Spuren der biologisch-dynamischen Präparatepflanzen, Dornach 2005, 154 p.






