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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/1386/fr
Le crâne se subdivise en crâne facial et en crâne cérébral. Chez les animaux nouveau-nés, les deux forment encore une forme unitaire, approximativement arrondie, telle que l'homme la conserve toute sa vie. Le crâne facial s'allonge ensuite pendant la courte période de jeunesse de l'animal et domine désormais la forme de la tête. La tête risque là d'être pour ainsi dire envahie par les forces métaboliques. Ce phénomène et sa maîtrise se manifestent de façon particulièrement saisissante chez les porteurs de bois et, différemment, chez les bovins. Le cerf mâle, par exemple, accomplit chaque année une prodigieuse performance métabolique : du crâne cérébral émerge le bois, richement irrigué, recouvert d'une peau veloutée. Cela se passe dans la première moitié de l'année. Au début du second semestre, la puissance des forces métaboliques qui affluent vers la tête est bannie du bois ; celui-ci s'éteint dans la forme osseuse, délimitant un espace intérieur, des andouillers ramifiés, et devient un puissant organe sensoriel qui tâte le périphérie de chaleur, de lumière et d'air. En hiver, il est jeté. Il n'en va pas autrement, mais de façon polaire, pour les appendices céphaliques chez le bovin — les cornes qui croissent d'année en année et s'éteignent en même temps dans l'enveloppe cornée. Par ces cornes — un organe sensoriel tourné vers l'intérieur — l'activité métabolique puissante qui pousse contre l'organisation neuro-sensorielle est renvoyée dans le corps par l'enveloppe cornée morte. Ainsi le bovin préserve à sa manière, différente de celle du cerf, les forces neuro-sensorielles de la tête de la puissance envahissante des forces métaboliques.[1]
- ↑ Über die organischen Bildungen, die im höheren Tierreich dem Ausgleich eines ungleichgewichtigen Verhältnisses der polaren Systeme dienen, siehe u.a.: Friedrich A. Kipp: «Bezahnung und Bildungsidee des Organismus», in: Wolfgang Schad (Hrsg.): Goetheanistische Naturwissenschaft, Band 3: Zoologie, Stuttgart 1983, S. 167 f.; sowie Andreas Suchantke: «Polarität und Dreigliederung im Tierreich», in: ders.: Metamorphose – Kunstgriff der Evolution, Stuttgart 2002, S. 137 f.






