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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/1408/fr
À l'opposé de la silice, Rudolf Steiner décrit le calcaire comme celui qui veut «tout attirer à lui». «Ce que le calcaire veut avoir vit dans le végétal.» «Le calcaire est le désir extérieur général dans le terrestre.»[1] C'est dans cette qualité de «nature désirante» que le calcaire inorganique et mort s'exprime conformément à sa nature. Par les processus vitaux des plantes — et tout particulièrement du chêne — il est libéré graduellement de cet enchaînement au terrestre. De cet état vivifié, il est excrété dans l'écorce-rhytidome en un état qui se rapproche certes du minéral, mais qui, dans sa «structure», imprime au sein du tissu de l'écorce-rhytidome la marque de la forces formatrices de l'organisation du chêne — à travers l'oxalate de calcium qui y est enchâssé. Ne peut-on pas y voir le sens des trois étapes de retournement de la préparation décrites plus haut, à savoir que la «nature désirante» du calcaire mort se renverse en son contraire ? Il se transforme dans sa trame de forces en un état où il ne veut plus rien pour lui-même, mais communique aux plantes des forces par lesquelles elles peuvent se défendre contre les influences pathogènes et nocives venues de l'extérieur. Le calcium dans le calcaire est extrait, par les étapes processuelles de la préparation, de ses états fixés évolutivement ; d'un preneur, il devient un donneur, un guérisseur dans la vie des plantes.
- ↑ Rudolf Steiner : Ibid., conférence du 11 juin 1924, p. 82/83.






