Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/1435/fr

Aus BiodynWiki

Au fur et à mesure que les dernières bractées se rabattent, cent à deux cents fleurs individuelles se déploient, serrées les unes contre les autres, sur le réceptacle floral élargi, en un jaune d'or rayonnant — une seconde rosette, à un degré supérieur, tournée vers le ciel. Elles s'ouvrent progressivement depuis le bord vers le centre du capitule. Celui-ci suit la course du soleil. En fin d'après-midi, une partie des bractées se redresse, tandis que simultanément le réceptacle floral s'abaisse, de sorte que toutes les fleurs ligulées se rassemblent en un faisceau dressé et se trouvent à nouveau enveloppées par les bractées à la manière d'un bouton. Par beau temps, cette ouverture et cette fermeture rythmiques peuvent se répéter plusieurs jours ; par temps de pluie et de grisaille, les capitules restent fermés. Après la floraison, une partie des bractées se soulève une dernière fois. Elles tiennent serrée, dans la formation de la graine qui s'accomplit à présent, toute la plénitude des fleurs. Pendant ce temps, la tige tubulaire continue de croître en hauteur, devançant les herbes et les graminées qui montent. Dans cette ultime enveloppe s'accomplit sur le réceptacle floral, en ce qui concerne la formation de la graine, un retournement de la façon suivante : la graine est enfoncée par sa tête dans le réceptacle floral, tandis que son pôle opposé, où sont attachés les sépales filiformes, pointe vers le haut, vers le ciel. Lors de la maturation de la graine, une nouvelle impulsion de mouvement s'anime : du pôle sépale de la graine croît une mince tige qui porte à son sommet les sépales filiformes, le pappus. En croissant vers le haut, ils repoussent les pétales fanés hors de l'enveloppe des bractées, vers le haut. Après cette longue préparation, les bractées se rabattent alors une dernière fois vers le bas, le réceptacle floral se bombe et s'arrondit en une sphère sur laquelle apparaît, portée par de longs pédicelles, la filigrane « boule-à-souffler » (figure 30, p. 409). Elle est toujours entièrement formée dans ses nombreux petits parachutes individuels, car toutes les akènes se sont développées dans le réceptacle floral. Arrivées à maturité, les graines se libèrent du réceptacle floral et partent à la dérive, une à une, au premier coup de vent.