Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/1482/fr

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Il en résulte une nouvelle composition substantielle dans le vivant, un engrais qui veille, de façon encore plus intime, à ce que l'organisation suprasensible-astrale des plantes cultivées s'imprime dans leur organisation éthérique et, par celle-ci, dans leur organisation physique. Les plantes deviennent plus aptes à la perception et, de ce fait, plus sensibles aux substances dont elles ont besoin pour leur croissance : « si la plante est ainsi traversée, vécue de l'intérieur par la silice de la façon la plus fine, il en résulte qu'elle devient sensible à tout et qu'elle attire tout vers elle ».[1] Il est en outre précisé que cette périphérie ne se réfère manifestement pas seulement à l'espace de sol enraciné de la plante individuelle, mais s'étend jusqu'au champ voisin, à la forêt et à la prairie attenante.[2] Cette affirmation, d'abord énigmatique, peut fort bien s'interpréter, au regard de l'état actuel des connaissances scientifiques, par le phénomène de la symbiose des racines des plantes avec des champignons du sol (*Mycorhize*), dont les mycéliums — un réseau de filaments cellulaires (*hyphes*) — relient entre eux les systèmes racinaires des plantes sur de grandes distances. Les hyphes approvisionnent d'un côté les plantes en eau (les arbres forestiers), mais surtout en substances minérales, et profitent de l'autre de leur bilan énergétique. Le phénomène de la cohabitation mutuellement bénéfique (*symbiose*) d'organismes supérieurs avec des organismes inférieurs peut tout à fait être interprété dans la

  1. Rudolf Steiner : Geisteswissenschaftliche Grundlagen zum Gedeihen der Landwirtschaft, GA 327, Vortrag vom 13. Juni 1924, Dornach 1999, S. 138.
  2. Ebd., S. 138.