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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/1572/fr
La prêle n'a pas de racines primaires. Ses racines fines, filiformes, dirigées vers la profondeur, sont d'origine caulinaire ; elles naissent des entre-nœuds (internodes) des pousses rhizomateuses. Vers la fin de l'automne se forment, sur les rhizomes horizontaux proches de la surface, des renflements ovoïdes — réserves nourricières pour le débourrement printanier, en particulier pour les premiers à surgir : les porte-spores fertiles brun-rougeâtre. L'un de ces porte-spores porte, en disposition fusiforme, les sporanges hexagonaux. Après la maturation des spores, la pousse fertile meurt rapidement. Les spores, fines comme de la poussière, sont emportées par le vent et germent dès qu'elles atteignent un milieu humide et aqueux. De la spore en germination, c'est d'abord une pointe racinaire qui émerge ; se développe ensuite un prothalle (*Prothallium*) verdissant, semblable à une algue. « Jusqu'à ce stade, la prêle est une plante aquatique verte. »[1] Les prothalles se présentent en deux sortes. L'une forme des spermatides arrondies, capables de se déplacer librement dans l'eau à l'aide de deux flagelles. L'autre forme des ébauches d'ovules, fécondées par les spermatozoïdes qui nagent librement. Après la fécondation, la pousse de la prêle — qui croît à la verticale, vers le haut et vers le bas — quitte la phase aqueuse et s'unit au solide de la terre et aux forces du soleil. Les deux types de pousses, fertiles comme végétatives, se développent à partir des rhizomes qui s'enfoncent dans les horizons plus profonds du sol et s'y enracinent.
- ↑ Jochen Bockemühl, Kari Järvinen: Auf den Spuren der Präparatepflanzen, Dornach 2005, S. 105.






