Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/223/fr

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Après les profondes ruptures du XVIIe siècle, le XVIIIe siècle apporta avec les Lumières un éveil aussi dans l'agriculture. Dans sa première moitié fleurit la soi-disant littérature des pères de famille, qui, dans un regard rétrospectif sur les coutumes perdues, cherchait encore à saisir l'agriculture comme un tout organismique, fondé éthiquement. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, l'économie expérimentale[1] passa au premier plan. On misait sur ce qui, dans le cadre de la cohérence organismique, se révélait empiriquement raisonnable, et qui prépara ensuite le terrain pour les sciences agraires en voie d'ascension au XIXe siècle. Après la dépression durable qui suivit les désordres de la Guerre de Trente Ans, l'agriculture prit son essor au fil du XVIIIe siècle. Abstraction faite d'une pratique plus rationnelle, plus profondément pénétrée par la pensée, l'amélioration de la condition de vie fut principalement due à la «mise en valeur estivale de la jachère». Dans le cadre de l'assolement triennal encore pratiqué, les surfaces en jachère furent emblavées avec des plantes sarclées (pommes de terre) et surtout avec du trèfle. Par la culture fourragère, la fertilité du sol s'accrut, les rendements montèrent et la détresse céda la place à une modeste aisance.

  1. Ebd., S. 202.