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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/238/fr
En Europe centrale, le principe de l'organisme résista longtemps à ce développement impétueux. Friedrich Aereboe (1865–1942), le fondateur de la science moderne de la gestion agricole,[1] décrit vers 1917 une exploitation agricole comme un tout organique indissociable : « Je [...] conçois le domaine rural comme un tout organique indissociable et montre comment ce tout reçoit et doit recevoir des formes diverses sous l'influence changeante des conditions extérieures et intérieures de vie. » Il compare la «nature essentielle organique de l'économie du domaine rural» — en ce qui concerne son articulation en branches d'exploitation — avec le «corps de l'animal, qui a un cœur, des poumons, un foie et d'autres organes». De même que ces derniers — chacun selon ses tâches — se trouvent en rapport avec la totalité supérieure de l'animal, de même les différentes branches de l'agriculture se rapportent à la totalité de l'organisme du domaine. Aereboe saisit pour la première fois en des pensées claires et lumineuses le tissu de relations économiques d'un domaine rural, tel qu'il avait émergé de fonds de conscience intuitifs-instinctifs. Le tissu de relations qu'il trouvait devant lui était pour lui un fait inébranlable, qu'il s'agissait d'éclairer par la pensée et d'optimiser en conséquence sur le plan de la gestion. Le fait lui-même, la nature essentielle du tout, il ne le mettait pas en question.
- ↑ Friedrich Aereboe: Allgemeine landwirtschaftliche Betriebslehre, Berlin 1920.






