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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/283/fr
De manière polaire au pôle céphalique sous la terre, le «ventre»[1] de l'individualité agricole s'étend au-dessus de la terre. Là, sous l'action directe du cosmos, naît la vie — à la manière en quelque sorte d'une «digestion extérieure» de lumière, de chaleur, d'air et de vapeurs d'eau. Là, tout ce qui advient entre dans l'apparence extérieure en forme et en couleur, et tout ce qui périt ramène l'apparence dans le monde intérieur invisible. Tout est en mouvement : la plante qui pousse, l'animal qui se meut librement, l'être humain au travail ; les nuages passent, les vapeurs s'élèvent, la pluie tombe, le vent agite chaque feuille isolée, ondule à travers les céréales, la foudre zèbre et fend le chêne, le tonnerre roule, les planètes tracent leurs orbites et le soleil apporte sur la terre le jour et la nuit. Ici, au pôle métabolique de l'individualité agricole, tout est soumis à la transformation incessante. Tandis que sous la terre le spirituel-vivant, dégagé du matériel, parcourt la terre comme une activité intérieure — comme les pensées parcourent la tête —[2] au-dessus de la terre, cette vie se configure en forme et en couleur dans le matériel. Ce






