Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/335/fr

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Ils trouvent leur emplacement dans les régions à forte pluviométrie, sur les versants exposés à l'érosion et sur les parcours secs ou peu profonds qui ne peuvent être exploités qu'extensivement, mais surtout là où la nappe phréatique affleure près de la surface — des deux côtés le long des ruisseaux et des cours d'eau, dans les dépressions, aux creux tourbeux, ou en marais bas. Le retournement des prairies permanentes par drainage ou abaissement de la nappe phréatique — notamment pour la culture du maïs — devrait être évité dans toute la mesure du possible. La prairie permanente résiste aux inondations et agit, en tant que culture durable, comme filtre purificateur sur les eaux souterraines qui se déversent dans le cours d'eau récepteur — en particulier grâce aux longues racines absorbantes des graminées. Elle soustrait à ces eaux le nitrate provenant des zones d'agriculture arable plus éloignées. La prairie permanente se trouve, du fait du pâturage et de la fauche à foin, en état de croissance végétative constante. Elle a donc besoin de beaucoup d'eau — ou plus précisément : des forces formatrices éthériques qui agissent à travers l'élément de l'eau ; une eau, donc, qui est exposée à l'action des forces du pôle métabolique de l'individualité agricole. C'est le cas lorsque l'eau affleure près de la surface (à 40 cm sous le niveau du sol), ou dans les prairies artificielles, ou encore dans la culture irriguée en « culture en pente ».