Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/380/fr

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«L'oiseau est… dans son ensemble en réalité une tête.»[1] L'aspect extérieur d'une mésange, d'un rouge-gorge ou d'un troglodyte etc. confirme immédiatement cette affirmation. Le tractus métabolique et le thorax sont raccourcis et paraissent comme aspirés vers le pôle céphalique. La physionomie est dominée par le bec et les yeux ; elle se referme pourtant, par la forme, la couleur et le dessin du plumage, en une totalité : la figure de tête de l'oiseau. La rigide solidarité des os du crâne se prolonge, par les vertèbres cervicales médianes articulées, dans le squelette du tronc ; les vertèbres dorsales soudées forment avec l'omoplate, le bassin, les côtes et le sternum une unité fermement close. Inversement, l'activité des membres se déplace principalement vers les ailes et, plus en avant encore, vers la mobilité saccadée du bec — picorant (poule, moineau, etc.) ou martelant (pic). Ainsi se conjuguent dans la tête une activité des membres hautement spécialisée et une activité sensorielle d'une acuité extrême. Lorsqu'on plonge le regard dans l'œil de l'oiseau, surtout celui des rapaces, on éprouve une force animique qui, comme au travers d'un point immobile, retient le regard avec une puissance proprement irrésistible ; un regard venu des temps les plus anciens. L'être psychique de l'oiseau se communique à la périphérie aérienne par de simples cris jusqu'aux séquences mélodieuses et comme peintes en sons. Ces sons s'échappent de la syrinx (le soi-disant larynx inférieur), produits par le courant d'air tant à l'expiration qu'en partie à l'inspiration. L'alouette des champs, lorsqu'elle s'élève dans les airs au petit matin illuminé de soleil, peut si longtemps égrener son chant parce qu'elle est capable d'effectuer ce qu'on appelle des micro-inspirations, par lesquelles elle recharge en permanence ses sacs aériens (comparables à un joueur de cornemuse).[2] Il en va de même pour le rossignol, qui peut maintenir si longtemps son chant mélodique de la même façon.

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  1. Rudolf Steiner: Der Mensch als Zusammenklang des schaffenden, bildenden und gestaltenden Weltenwortes, GA 230, Dornach 1993, Vortrag vom 27. Oktober 1923.
  2. Siehe z.B.: Einhard Bezzel und Roland Prinzinger: Ornithologie, Stuttgart 1990, S. 269.