Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/425/fr

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Le peuple d'abeilles vit à l'écart dans un espace animique où il ne veut pas être dérangé de l'extérieur. Seul *cet* homme ne le dérange pas — celui qui a intériorisé l'agir et l'être emplis de sagesse du peuple d'abeilles et qui, de cette source, accomplit avec révérence, circonspection et calme son travail élevé au rang d'un art auprès du peuple d'abeilles. Cet espace animique se polarise en un centre céphaloïde, la colonie, et en une périphérie délimitée vers l'extérieur par la mer de fleurs que les abeilles ouvrières survolent et dont elles reviennent, chargées de miel et de pollen, vers le centre — un processus comparable à la circulation sanguine.[1] Ce qu'elles rapportent dans la colonie, elles le partagent avec l'homme : le miel comme nourriture, la cire, la propolis et le venin à des fins multiples, notamment thérapeutiques. Avec un nombre correspondant de peuples, elles sont des organes animiques indispensables de l'organisme agricole, qui dans leur activité entrelacent d'une autre manière l'élément spirituel agissant dans la chaleur au finage que ne le fait le paysan lorsqu'il incorpore, dans un vouloir issu du Je, ses pensées à l'ensemble de la ferme par son travail.

  1. Rudolf Steiner: Mensch und Welt. Das Wirken des Geistes in der Natur. Über das Wesen der Bienen, Dornach 1999, Vortrag vom 28. November 1923.