Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/438/fr

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se dégrade en monoculture monotone[1] et, en maints endroits, en zone de déversement du lisier de porc, avec des nuisances olfactives s'étendant sur de vastes distances et des émissions à effets climatiques. Morne et défigurée, la plaine cultivée gît là, mise à nu, reflet de l'inhumanité que subissent les animaux en stabulation permanente sur des caillebotis de béton. L'être humain a le choix : ne voir dans les animaux domestiques qu'un pur profit économique — s'aliénant ainsi à lui-même dans les profondeurs de l'âme — ou bien laisser s'épanouir ses instincts agissant depuis l'animique au profit de l'ensemble de la ferme. Chez le porc domestique, omnivore, ces instincts sont orientés vers une nourriture d'une diversité extraordinaire, choisie avec soin selon le besoin du moment : herbe, foin, céréales, fruits, légumes, racines, vers, escargots, plantes médicinales et plantes sauvages, fruits sauvages, etc.[2] À tout prendre, le porc est le valorisateur idéal des restes dans l'organisme du domaine, et, à côté des poules, un thérapeute dans l'élimination de toutes sortes de nuisibles. Avec son odorat hautement développé, concentré dans le groin — ce nez pour ainsi dire retourné, soudé à la lèvre supérieure —, il cherche sa nourriture tantôt à la surface, tantôt en fouillant sous terre. Le pâturage estival et automnal sur les chaumes de céréales, les champs de pommes de terre et de légumes récoltés, ou sur les cultures intermédiaires, les conduit dans la plaine cultivée, satisfait leur besoin de mouvement, leur curiosité insatiable et ne met aucune limite à leur amour du fouissage. Reniflant, leur nature de désir se fraie un chemin à travers la terre. Au pâturage, le travail de fouissage peut rapidement devenir un problème en raison des blessures infligées au couvert herbacé. Ce dommage reste limité lorsqu'une surface de pâturage suffisante avec une végétation fraîche et riche en protéines est disponible — les légères ruptures de couvert pouvant même se révéler avantageuses pour l'aération et le renouvellement de la prairie. De plus, il se produit une dissémination des graines et, partant, un accroissement de la diversité des espèces.[3] En bien des endroits, l'élevage en pâturage échoue pour des raisons de coûts ou d'organisation du travail. En lieu et place, la pratique a développé des systèmes de stabulation qui tiennent compte, dans la mesure du possible, par un environnement varié, des besoins d'expression des instincts comportementaux : constitution de groupes, diversité alimentaire, déchets de cuisine et de transformation, herbe fraîche coupée, restes de nourriture provenant de l'étable des vaches, etc., possibilité de fouiller, de se vautrer, de se frotter, surface de déambulation pour l'exercice,

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  1. Vgl. hierzu: Rudolf Steiner: Geisteswissenschaftliche Grundlagen zum Gedeihen der Landwirtschaft, GA 327, Vortrag vom 15. Juni 1924.
  2. Peter Steffen, Karl Schardax, Gernot Kürzel: Schweineglück, Bibel der Schweine, Graz 2008, 392 S.
  3. Ebd.