Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/444/fr

Aus BiodynWiki

Un élevage de porcs mesuré, accordé à la base fourragère propre à la ferme, avec litière, accès au plein air et si possible pâturage, produit un fumier peu odorant, de bonne teneur, à consistance plutôt ferme. Sans doute pour des raisons de sensibilité à la nature essentielle du porc en tant qu'omnivore, comparé aux herbivores stricts, on a désigné dans le passé paysan le fumier de porc comme « fumier froid », plus indiqué pour le « sol sableux chaud » que pour le « sol argileux froid ». En mélange avec les autres fumiers produits par l'organisme agricole, il constitue un complément précieux. En tant que fumier, il porte, dans sa composition substantielle et dans ses forces, l'empreinte de la nature animique du porc. Ce que le porc goûte avec délectation en fouillant la terre — nourriture végétale et animale — et ce qu'il vit par l'âme dans le bien-être profond du repos, il accomplit à travers cela — comme le font aussi les autres animaux domestiques de la ferme — une « analyse cosmique-qualitative »[1]. Le résultat de cette analyse caractérise la valeur fertilisante. Elle est chaque fois différente, selon que la nourriture est un produit importé ou qu'elle est produite sur la ferme elle-même. En analysant la nourriture produite sur place, le porc prépare à sa manière un fumier qui répond aux besoins propres au lieu pour accroître la fertilité du sol.

  1. Rudolf Steiner : Geisteswissenschaftliche Grundlagen zum Gedeihen der Landwirtschaft, GA 327, Vortrag vom 10. Juni 1924, Dornach 1999, S. 59.