Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/448/fr

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Tous deux, cheval et âne, sont des équidés. Ils se tiennent et se meuvent sur la pointe du doigt médian ou de l'orteil médian. Ceux-ci sont enchâssés dans le sabot, un étui corné imperméable aux rayonnements de forces extérieures, tout comme les sabots fendus des ongulés à doigts pairs et les cornes des ruminants. Si lourds que soient les chevaux dans leur corporéité, si légers, voire dansants, sont leurs mouvements. En beauté et en élégance, les mouvements du cheval sont sans égaux — car son être psychique se vit tout entier dans le langage corporel d'une motricité rythmique. Que ce soit au pas ou dans un trot retenu et comme dansé, les deux à tête haute, ou dans le galop qui s'envole, tête allongée et naseaux dilatés vers le but, il offre toujours l'image d'un noble déploiement de forces et d'une harmonie accomplie — qui s'élève à une harmonie encore supérieure par l'intermédiaire du cavalier. C'est seulement dans l'unité du cheval et de son cavalier qu'il révèle la noblesse de sa tenue et de son caractère. Il en va autrement lorsqu'il se met « à l'attelage », dans le harnais, et tire la charrue ou le lourd chariot, soulevant et abaissant la tête à chaque pas dans un rythme régulier — alors il éveille l'image d'un abandon total de son être volitif à la voix et à la main du meneur de rênes, et au service qu'il accomplit pour la terre, sans réserve.