Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/452/fr

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la sinnesorganisation se concentre particulièrement sur les sens tournés vers l'extérieur, ceux qui embrassent la vastitude — l'œil, l'ouïe et l'odorat. Les yeux expressifs, remarquablement grands, disposés latéralement sur la tête, embrassent un champ visuel presque complet. Vers l'avant seulement — devant et en dessous de la tête — s'étend une zone aveugle d'environ deux mètres, inaccessible au regard, et de même vers l'arrière, de part et d'autre de l'épine dorsale. En profondeur de champ (vision tridimensionnelle), le cheval ne saisit qu'un angle de vue relativement étroit de 15 à 20 degrés vers l'avant. Dans le reste du champ visuel, la vision s'aplatit et se brouille vers l'arrière. C'est précisément dans cette zone aveugle arrière que se tient le cavalier, le cocher ou le laboureur marchant derrière la charrue, qui, par une légère traction sur la rêne conductrice ou par le mors, règle l'allure et la direction du déplacement. Dans le jeu animé des pavillons de l'oreille se révèle, avec la plus fine nuance, la direction de l'attention animique. Des bruits pour nous inaudibles sont filtrés hors de la masse sonore ambiante. C'est avant tout par l'ouïe que le cheval perçoit la disposition animique — par exemple, comment on lui parle. La position des oreilles, dressées ou pendantes, trahit beaucoup de son ressenti intérieur.