Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/453/fr

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L'odorat est d'un développement extraordinaire. La tête allongée abrite un vaste système de cavités nasales dont les surfaces intérieures correspondent à peu près à la surface totale de la peau extérieure de l'animal. Les chevaux se reniflent pour se saluer ou faire connaissance. Avec leur odorat d'une finesse extrême, ils analysent leur environnement — au pâturage, le choix de leur nourriture, toute exhalaison si ténue soit-elle, et cela parfois à grande distance. Est-ce précisément ces trois facultés sensorielles — de l'œil, de l'ouïe et de l'odorat — ainsi que la manière de porter la tête, élevée au-dessus du rachis, qui rendent le cheval si apte à apprendre, qui lui font réagir avec une telle finesse différenciée, au point de donner à croire qu'il pense ? Dans la mythologie grecque, la légende de Persée dépeint comment la pensée s'est libérée de l'enchaînement sanguin du corps — ce porteur de la force clairvoyante à l'œuvre dans les temps anciens : dans l'image mythique, Persée décapite la Titanide Gorgo. Du flot de sang qui jaillit de son tronc surgit Pégase, le cheval ailé. Il symbolise la pensée libérée du corps, dont les ailes peuvent désormais s'élancer librement dans le monde de l'esprit. Ce qui apparaît, dans le comportement intelligent du corps du cheval, comme lié au sang — chez l'homme, cela se dégage de cette entrave et devient l'activité spirituelle-animique libre de la pensée.