Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/460/fr

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se trouve déjà au début même de leur domestication, à la fin du *Tertiaire* (Atlantide), dans le *Pléistocène* (ères glaciaires), mais surtout dans le *Néolithique*, lors des premières époques post-atlantéennes. Aucune des espèces animales domestiques apparues par la suite n'a jamais retrouvé cette richesse de formes.[1] Il est naturel de penser — comme on l'a déjà indiqué plus tôt — que le développement des animaux domestiques fut un produit de l'humanité primitive. Celle-ci était en mesure, à partir du vécu de l'âme animale et de son origine spirituelle, l'âme de groupe, de retenir celle-ci dans sa formation corporelle à un stade plus embryonnaire, procurant ainsi au type formateur une profusion de possibilités d'expression variées. Plus les espèces domestiques sont récentes, plus les hommes ont échangé leur immédiateté spirituelle instinctive contre l'éveil à la conscience de soi, et plus l'image phénoménale des animaux domestiques s'appauvrit en variations. Lorsque, à l'époque de la Rome antique, la richesse des formes augmenta de nouveau (races de chiens nains), cela résultait déjà d'une sélection ciblée, au sens du croisement et de la sélection. Que depuis les origines jusqu'à la civilisation de l'Égypte ancienne, la domestication du chien et du chat — et des autres espèces domestiques également — ne fût pas avant tout une question d'utilité fonctionnelle, mais que l'utilité fût inséparablement liée à un sentiment instinctif, intimement sacré, cela ressort d'une part de la culture funéraire qui unissait l'homme et le chien, d'autre part de la vénération que l'on vouait aux chats et à l'être divin qui les habitait, un culte qui atteignit son apogée vers la fin de la civilisation égyptienne ancienne.[2]

  1. Ebd., S. 226.
  2. Ebd., S. 348.