Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/471/fr

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Brebis et chèvres sont d'une frugalité extraordinaire. Leur nourriture se compose de graminées, de plantes aromatiques, de feuilles et de pousses. Les chèvres font preuve d'une haute adaptabilité aux ressources alimentaires aromatiques, riches en cellulose et salées des zones géographiques extrêmes — zones de montagne et steppes semi-arides, par exemple. Le surpâturage de ces dernières conduit rapidement à une désertification progressive. Par la diversité de leurs dons — laine, viande, lait, poil, peau, cuirs et corne —, ces deux petits ruminants sont devenus les grands compagnons de culture de l'être humain. Ils vivaient en troupeaux fermés sous la garde des peuples pasteurs, constituant pour ainsi dire leur fond d'existence, et sont devenus en maints endroits, dans les établissements villageois, la « vache du petit peuple ». Le rapport étroit de la brebis à son environnement et à l'être humain a engendré dans le monde entier une grande diversité de races : depuis le Moyen Âge en Europe, la formation de races paysannes locales ; à l'époque moderne, la sélection en lignées pour la viande, la laine et le lait. La sélection vers le mouton à laine blanche (Mérinos) s'accomplit en Espagne. Il a trouvé aujourd'hui, souvent par croisement avec des races paysannes locales, la plus grande diffusion au monde.