Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/486/fr

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donc de la civilisation paléo-persane. Les premières races bovines comme toutes celles qui leur ont succédé ont une stature corporelle plus petite que la forme sauvage supposée de l'aurochs et manifestent d'emblée une haute variabilité de leur apparence extérieure. C'est précisément à l'exemple des animaux de pâturage — bovins, ovins et caprins, les plus anciens animaux domestiques après les chiens — que peut se révéler combien leur dérivation depuis leurs formes sauvages reste dans l'obscurité. Si l'on regarde les mythes des peuples, par exemple le sacrifice d'Abel dans l'Ancien Testament — il était berger —, ce sont avant tout la brebis et le bovin qui occupent le centre des actes sacrificiels religieux. « Des documents d'histoire culturelle montrent que les bovins en Mésopotamie, en Égypte, en Perse et en Inde n'ont d'abord servi qu'à des fins cultuelles. »[1] Dans le mythe de l'Égypte ancienne, le bovin incarnait de façon archétypique la déesse céleste Hathor, représentée comme vache portant, enchâssé entre les cornes, le disque solaire. Dans l'Inde d'aujourd'hui, la vache est considérée par les Hindous, comme aux temps primordiaux, comme sacrée. Cela n'indique-t-il pas plutôt que c'est l'expérience réelle-spirituelle de l'être du bovin — de ce qui est, sur le plan suprasensible, l'âme de groupe —,[2] qui a tenu lieu de parrain à sa domestication ?

  1. Ebd., S. 377.
  2. Voir par ex. : Rudolf Steiner : Natur- und Geistwesen – ihr Wirken in unserer sichtbaren Welt, GA 98, Vortrag vom 7. Juni 1908, Dornach 1996, S. 96–97.