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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/504/fr
Avec le bonnet et le feuillet, il remplit l'entière moitié gauche de la cavité abdominale. Dans le vaste espace de fermentation du rumen, les masses de nourriture, maintenues en mouvement constant, sont le siège de processus de fermentation intenses. Si chaotiques qu'ils paraissent, ils sont placés sous la régie stricte du corps astral du bovin. Dans ces brassages qui s'accomplissent de façon rythmique, des bactéries et des infusoires ciliés, qui appartiennent aux protozoaires, décomposent les constituants les plus facilement dégradables de la bouillie alimentaire, dont une partie passe dès ici — ce sont avant tout des acides gras riches en énergie — à travers la muqueuse du rumen, métaboliquement active, pour parvenir dans la circulation sanguine.[1] Dès que le rumen est plein — visible de l'extérieur à la saillie du flanc gauche du ventre —, c'est-à-dire dès que la satiété survient, la vache, ou l'ensemble du troupeau, se couche en général, et, après un certain temps, commence à ruminer. Le contenu du rumen se stratifie en trois couches : une couche inférieure liquide, sur laquelle flotte une couche médiane de matières encore plus grossières, et une couche supérieure de gaz de fermentation. Depuis la couche médiane du rumen et depuis des matières exprimées du feuillet, le bovin aspire alors portion par portion jusqu'à la cavité buccale et libère par le même chemin les gaz de fermentation. Ces gaz parviennent, portés par le flux expiratoire, jusqu'aux sinus frontaux, et même jusqu'au creux du cornillon. S'ouvre là pour le bovin un vaste tableau de perception et d'analyse qualitative de ce qui s'est révélé à lui jusqu'à ce stade du processus digestif, tant sur le plan de la matière que des forces.
- ↑ Anita Idel : Die Kuh ist kein Klimakiller, Marburg 2012, 210 S.






