Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/528/fr

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se consacrer à ses propres besoins, parce qu'il n'a pas de Je qui veuille s'épanouir pour lui-même. L'être humain a un Je et réclame sa nourriture pour ce dont il a besoin dans l'expression de sa conscience de soi. Le bovin consacre sa force excédentaire aux prestations vitales supérieures, telles la reproduction, la croissance — c'est-à-dire la production de lait et de viande —, ainsi que, en lien avec la «disposition du Je», au fumier et au purin, et par eux, comme engrais vivifiant et animant, à la terre. La mesure selon laquelle ces forces excédentaires se répartissent d'une part sur la production et la formation de valeur des aliments, d'autre part sur la formation de valeur du fumier, est déterminée en premier lieu, de manière naturelle, par le corps sensible du bovin. Lorsque cette mesure est équilibrée, en résultent santé, longévité et haute qualité du fumier. L'être humain d'aujourd'hui est parvenu à déplacer de force cette mesure pleine de sagesse en faveur d'une performance maximale quantitative. La santé des animaux en souffre, tout comme la qualité alimentaire et la valeur du fumier. Dans l'élevage industriel, la question de la qualité du fumier au sens de la durabilité de son action vivifiante et animante ne se pose plus. Ce qui prime, c'est bien plutôt la problématique de l'élimination du lisier qui s'accumule en masse. Le principe de l'organisme, en revanche, porte en lui la juste mesure comme une donnée immanente.