Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/562/fr

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Cette voie de connaissance personnelle engendre des images-pensées aux facettes aussi nombreuses que sont nombreux les hommes qui veulent s'y engager. L'intellect sans images tente de les contraindre méthodiquement en une formule générale qui efface le contenu de l'image et avec lui le lien à l'âme de conscience connaissante. Ce qui reste, c'est le concept, le reflet mort de l'expérience vécue concrète, et un tel savoir se sépare — pareille à un désert sans vie — de la réalité vivante à laquelle on se trouve confronté dans le vivre. Cette sensation, celui-là peut l'avoir dont le motif est précisément de rendre justice au être du vivant dans la gestion d'une ferme. On se heurte ici à la contradiction que la pensée ordinaire, liée aux sens, ne parvient pas à approcher le mystère de la vie. Mais ce sont précisément ces formes conceptuelles mortes, abstraites, qui se forment au contact du monde des sens, qui constituent les conditions préalables pour s'élever vers la connaissance de la vie. Cette pensée conceptuelle développe et aiguise la conscience de soi. Dans ce resplendissement de la conscience de soi vit le Je qui se connaît lui-même, le noyau essentiel de l'être de l'homme. Il relie dans l'activité de l'âme du penser et du sentir les images-reflets du monde des formes sensibles à la force spirituelle qui jaillit de la nature essentielle du Je. Ce chemin, par lequel la connaissance de la nature tournée vers le dehors se relie à la connaissance de soi tournée vers le dedans dans le Je, ouvre à l'homme pour la première fois la possibilité de la libre autodétermination et à la connaissance de la nature les premiers pas hésitants pour s'approcher du être du vivant. La pensée dans la chaîne logique de causalité des concepts abstraits s'élargit en images-pensées mobiles. Elles cherchent dans la contemplation intuitive les contextes relationnels par lesquels les faits conceptuels particuliers deviennent vivables comme expérience. On entre dans une voie d'autoformation dans la pensée et dans le sentir, qui féconde et vivifie la voie de connaissance scientifique par l'art.