Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/574/fr

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Ce vivre vers l'extérieur des phénomènes de la nature s'individualise au regard de l'ensemble de la ferme. C'est seulement dans l'intimité du sentir que le concept de la fermeture de l'organisme agricole s'anime. Lorsque le sentir lui-même devient organe d'un vécu plus profond de la nature, on emprunte un chemin solitaire — mais sur un parcours tracé. Ce que l'on ressent est prédéfini, a revêtu une forme sensible. Il en va autrement dans le rapport d'homme à homme. Là manque le sens prédéfini de la nécessité naturelle. Dans le commerce humain, le sentir individuel de l'un rencontre le sentir individuel de l'autre. Sur le même plan animique, ce rapport est marqué de toutes les facettes de la sympathie et de l'antipathie, du oui et du non, du beau et du laid, etc. Face à toute cette richesse de facettes, il faut s'avouer que telle ou telle manière de sentir est un fait objectif, et que l'on doit, par la force de la pensée et de la volonté, aider le sentir à trouver son point d'équilibre pour y éveiller le sentiment du vrai. C'est ce ressentir du cœur qui reconnaît dans l'autre homme son semblable, qui crée la confiance d'homme à homme et, par là, le sol pour le sentiment du droit. La pensée ancrée dans la réalité éclaire le sentiment du droit d'homme à homme et le condense en accords et en lois. Dans la volonté épurée, il allume l'initiative, l'amour de l'acte. Dans la confiance vit le consensus social ; elle transforme l'inégalité contradictoire dans le vécu animique en conscience de la dignité de l'égalité devant le droit. La confiance s'édifie sur le passé et regarde l'avenir sans réserve.