Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/583/fr

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L'économie extra-agricole, qui fait suite à la production agricole, a pour but de satisfaire les besoins des hommes en nourriture. Dans les deux cas, les besoins sont de nature volitionnelle, c'est-à-dire spirituelle.[1] Les saisir et les satisfaire par le circuit de l'économie, voilà une tâche de la pensée formatrice. Dans l'économie, le phénomène auquel elle se rattache, c'est le besoin. À l'intérieur de la ferme, celui-ci s'articule dans chaque cas à partir de la totalité de l'organisme agricole. Pour satisfaire le besoin, il faut plonger par la pensée dans le tissu de relations vivant, peser par la pensée chaque mesure quant à ce qu'elle favorise ou entrave, et incorporer par la pensée le résultat, à travers l'acte, à l'organisme agricole. La nature satisfait par elle-même ses besoins grâce à la sagesse qui lui est inhérente. Dans l'agriculture, l'homme façonne en même temps

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  1. Les besoins montent des profondeurs de l'inconscient du corps et des fonds plus lumineux du vécu spirituel-animique. Ils s'enracinent dans le vouloir, en lequel vit le fondement spirituel originel de l'homme, le Je. Dans le besoin corporel — la faim, la soif par exemple — se meut l'impulsion de rétablir un déséquilibre dans les activités organiques corporelles. Le besoin spirituel-animique aspire à se dégager du lien aux processus corporels et à se mettre librement au service d'idéaux éthico-moraux. Ainsi, par son contenu, le besoin est quelque chose de spirituel ; et les moyens de le satisfaire constituent une tâche de l'économie.