Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/636/fr

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Tous les symptômes de l'époque indiquent l'urgence d'un nouvel ordre de la nature et d'un nouvel ordre social embrassant toute la vie des hommes. De même que l'homme, dans l'ignorance de son être spirituel et, partant, de ses tâches de développement, tend à engendrer le désordre, c'est précisément la connaissance de lui-même qui peut lui ouvrir les yeux sur un principe d'ordre qui vaut pour la nature aussi bien que pour la configuration de la vie sociale. C'est là la découverte anthropologique de Rudolf Steiner : le trimembrement de l'organisme humain selon le système neurosensoriel, le système rythmique et le système du métabolisme et des membres (voir p. 88 sq.). Tout ce qui a été exposé jusqu'ici, et tout ce qui suit, s'appuie là-dessus. Rudolf Steiner a tenté, dans le chaos de l'après-Première Guerre mondiale, d'articuler par des institutions appropriées la vie sociale en la triple fonction de la vie de l'esprit, de la vie juridique et de la vie économique, de sorte que chacun de ces membres puisse se développer de manière autonome et à la fois en interaction vivante avec les autres, et s'unir en une totalité supérieure de l'organisme social.[1] Il comptait alors sur l'ouverture de conscience de la classe ouvrière, sur le prolétariat enchaîné dans l'industrie dirigée par le capital. Cette tentative à grande échelle échoua, comme exposé en introduction, pour de multiples raisons extérieures. Les hommes alors encore actifs dans l'agriculture (environ 40 %) n'étaient pas touchés de la même façon par la question sociale

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  1. Voir à ce sujet notamment : Rudolf Steiner : Die Kernpunkte der sozialen Frage, GA 23, Dornach 1976 ; ainsi que du même auteur : Zu sozialen und wirtschaftlichen Fragen der Gegenwart, GA 332b, Dornach 2020.