Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/670/fr

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Sur le terrain économique, le penser ne se tient plus seulement face au monde — il y plonge et devient lui-même processus créateur. Il plonge dans la volonté par le sentir et se trouve ainsi tout entier pour le prochain et pour le monde. En pensant, l'homme trouve le fondement de son activité dans les exigences de l'exploitation que le temps rend nécessaires et dans la satisfaction des besoins de ses semblables. Ces derniers sont sacrés pour le penser dans l'économie. Boire de l'eau-de-vie, par exemple, peut être un besoin. Le fabricant d'eau-de-vie n'épargnera aucune peine de pensée pour concevoir le meilleur procédé possible afin de répondre à ce besoin — il lui reste bien entendu libre, par une vue de l'esprit, d'éclairer ses consommateurs sur les suites funestes de la consommation d'alcool —, et le commerçant maintient le produit en rayon parce que des hommes le veulent. La vie économique est autonome, tout comme la vie juridique et la vie de l'esprit. Ce n'est pas l'affaire de l'acteur économique, à proprement parler, de soustraire au consommateur un produit parce qu'il le juge nocif. Trancher cette question, c'est, au niveau de la vie de l'esprit, l'acte de connaissance des raisons de la nocivité, et au niveau de la vie juridique, la loi qui en supprime la disponibilité. Chaque homme se tient, se gouvernant lui-même, dans ces trois membres et doit apprendre à orienter son comportement social vers la validité de l'autonomie des trois membres de la vie sociale.