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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/723/fr
Les forces formatrices qui rayonnent en hiver agissent à travers le substantiel de la terre — et d'autant plus fortement que l'hiver est rigoureux. À ces forces formatrices cristallisantes, créatrices de pureté structurelle, la nature physico-minérale — représentée par le silex (quartz, silicates), le calcaire (roches riches en bases) et l'argile — entretient un rapport distinct selon chacune. Le quartz-silex est, dans les zones tempérées et circumpolaires, presque résistant à l'altération. Il repousse la force dissolvante des formes qu'exerce l'eau ; le calcaire, lui, l'attire. Le cristal de roche (silex) est par nature «cristallinement pur» ; le calcaire développe une dynamique propre d'édification et de dissolution ; il apparaît sous des formes multiples, dans l'amplitude allant du calcite cristallisant en pureté rhomboédrique jusqu'au tuf calcaire hydraté. Silex et calcaire forment des pôles opposés dans le sol et dans le monde des roches. Le calcaire a une haute affinité pour l'eau. De même qu'il est «avidement» réceptif aux forces formatrices du ciel étoilé, il l'est aussi aux forces formatrices du périphérie planétaire proche du soleil agissant par l'élément de l'eau — celles qui rayonnent de Mercure, de Vénus, mais surtout de la Lune. Ce dernier point est le cas au printemps, en lien avec la vie qui se déploie. En hiver en revanche, il aspire avidement les forces des étoiles fixes, tandis que le silex cristallinement pur, reposant en lui-même, les réfléchit vers l'extérieur. «Le calcaire revendique tout, le siliceux ne revendique plus rien du tout [...] Le siliceux est le sens extérieur général dans le terrestre, le calcaire est le désir extérieur général dans le terrestre, et l'argile sert d'intermédiaire entre les deux.»[1] L'argile se tient face au
- ↑ Rudolf Steiner: Geisteswissenschaftliche Grundlagen zum Gedeihen der Landwirtschaft, GA 327, Vortrag vom 11. Juni 1924, Dornach 1999, S. 82f.






