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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/742/fr
Le germe croît à partir de substances terrestres et de forces cosmiques que la plante-mère a transmises à la graine dans le corps farineux. Cette source s'épuise avec l'achèvement de la plante germinale. Quelle source doit à présent être nouvellement ouverte ? Quel tissu nourricier prend la place de celui qui a été consommé ? Il doit être, comme celui-ci, un produit de processus vitaux passés. C'est l'humus, qui naît de la transformation de tout ce que les plantes ont laissé comme résidus, à l'exception de ce qui est entré dans la formation de la graine. Mais comment la plante germinale parvenue à maturité peut-elle s'ouvrir cette nouvelle source de nourriture — qu'il s'agisse d'humus nutritif ou d'humus stable arrivé à pleine maturité ? C'est ici qu'entre en jeu, d'abord, la formation des racines fibreuses ou coronaires. Elles poussent au printemps depuis les un à deux nœuds inférieurs et se multiplient avec le tallage progressif. Par rapport aux racines germinales primaires, les racines fibreuses sont des formations secondaires. Elles croissent à faible profondeur et forment une couronne racinaire qui traverse la couche arable en ses ramifications les plus fines. L'ouverture proprement dite de l'humus s'accomplit toutefois par les poils absorbants mentionnés, dont la présence sur les racines germinales et fibreuses agrandit la surface racinaire dans une proportion considérable. Par les poils absorbants, la plante qui s'élance établit une liaison directe avec la terre environnante.






