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Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/795/fr
Ce qui disparaît à l'automne, ce sont des formes qui ont reçu leur empreinte spécifique à l'année par la coaction cosmo-terrestre des substances et des forces au cours de l'année ascendante. Dès le flétrissement de la fleur, l'éthérique — la vie plastique — se délie de ce qui s'est configuré astralement selon l'image originelle de la plante. Dans la formation de la graine et de l'humus, ce lien se reforme, une mise en germe dans le courant du temps. Mais ce qui se libère du lien à la vie du monde physique-sensible est suprasensible ; il se tisse dans la lumière et la chaleur qui irradient en automne de telle sorte que celles-ci, comparées au printemps, apparaissent à la sensibilité bien plus denses, saturées de spirituel et d'animique — oui, dans leur nature essentielle plus nettement distinguées l'une de l'autre. Ce qui dans la mort se délie et se sépare peut être perçu comme un éveil des esprits traversant toute la nature. Si l'on ne se ferme pas à cet événement extérieur de mort, on peut prendre conscience de la force du propre être du Je, force qui surmonte la mort. Cela libère des forces de courage, un pressentiment michaëlique et une pensée anticipatrice, ouverte à l'avenir et au développement comme, à l'inverse, la plante l'est, elle qui maintient et préserve son être dans le courant reproducteur de graine en graine.






