Translations:Manfred Klett: Von der Agrartechnologie zur Landbaukunst/946/fr

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De cette disposition de sa conscience, l'homme risque de s'aliéner de la nature tout autant que de sa propre nature enracinée dans l'esprit. Il se vit de plus en plus comme encapsulé en lui-même et se construit mécaniquement et électroniquement un monde extérieur qui n'est plus nature, plus spiritualité vivante et agissante, mais un artefact d'une intellectualité sans âme. Mais si, depuis l'intérieur, depuis l'âme spirituelle renforcée dans ses forces, on tourne le regard vers la nature qui crée des formes à partir de la vie — si, depuis les idées de la connaissance de l'esprit, se révèle le principe inaugurant le développement qui crée ces formes ? L'homme qui se saisit ainsi, depuis la connaissance de l'esprit, comme individualité dans son être essentiel, trouve en lui l'esprit qui se convertit en forces de volonté portées par des idées. Ces forces de volonté illuminées par des idées interviennent de façon directrice dans le monde des forces de la nature. Pour préparer ce chemin, Goethe renvoie à l'art : «Wem die Natur ihr offenbares Geheimnis zu enthüllen anfängt, der empfindet eine unwiderstehliche Sehnsucht nach ihrer würdigsten Auslegerin, der Kunst.»[1]

  1. Johann Wolfgang von Goethe: Maximen und Reflektionen, Nr. 720, Hamburger Ausgabe, Bd. 12, München 1987.